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L’OMS prend une mauvaise décision concernant la variole du singe, affirme l’AHF

LOS ANGELES--(BUSINESS WIRE)--L’AIDS Healthcare Foundation (AHF) a appelé aujourd’hui l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer que l’épidémie de variole du singe est une Urgence de santé publique, de portée internationale (USPPI), après que l’institution de santé mondiale s’est abstenue de classer l’épidémie de maladie infectieuse comme une urgence sanitaire mondiale, lors d’une réunion du Comité d’urgence, convoquée par le Directeur général de l’OMS au titre du Règlement sanitaire international (RSI) (2005) le 25 juin dernier.

Lors de la réunion, l’OMS a indiqué que depuis le mois de mai de cette année, 3 040 cas avaient été signalés à l’OMS dans 47 pays, principalement dans la Région européenne de l’OMS, sachant que de nombreux cas initiaux ne présentaient aucun lien épidémiologique avec des zones où le virus était jusque là signalé, ce qui suggère que la transmission non détectée pourrait avoir été en cours pendant un certain temps dans de nombreux pays. La plupart des cas confirmés sont observés chez des hommes, et concernent des hommes homosexuels ou bisexuels et autres, ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH).

« Cela ressemble à une histoire déjà vécue où une maladie transmissible affectait une population négligeable au yeux de la population générale des États Membres de l’OMS, en particulier ceux considérant les personnes touchées comme “indésirables” ou “autres” », a déclaré le Dr Jorge Saavedra, Directeur exécutif de l’Institut mondial de santé publique de l’AHF à l’Université de Miami, et ancien Directeur général du Programme national de lutte contre le sida, du Mexique (CENSIDA). « L’épidémie de VIH n’a pas non plus été déclarée urgence internationale, jusqu’à ce que le monde apprenne qu’elle touchait les hétérosexuels, les femmes et les enfants. »

Selon l’OMS, le Comité était également « préoccupé par le risque d’exacerbation de la stigmatisation, et de violation des droits de l’homme, notamment en matière de droits à la vie privée, à la non-discrimination, à la santé physique et mentale, des groupes de population touchés, ce qui entraverait davantage les efforts de riposte ».

Le Dr Saavedra, actuellement membre du Conseil consultatif de la Commission nationale des droits de l’homme, du Mexique, et de deux réseaux homosexuels internationaux et régionaux (MPACT et GayLatino), a ajouté : « La stigmatisation, la discrimination, et les violations des droits de l’homme ne sont pas combattues en cachant ou en minimisant les preuves de santé publique. Les attitudes sociales et institutionnelles à l’égard des personnes ayant des orientations sexuelles différentes sont combattues en élaborant et en mettant en œuvre des lois nationales pour protéger les personnes touchées, et non en niant une réalité épidémiologique. Une décision de ne pas déclarer une situation d’urgence parce qu’elle touche principalement les HARSAH s’apparente à de l’homophobie ».

La variole du singe, maladie virale qui, jusqu’à il y a peu, était rarement observée en dehors de l’Afrique, a été détectée chez plus de 4 000 personnes dans environ 60 pays où le virus n’est pas normalement présent, selon Global.Health.

« Dès lors que les ressources internationales affluent pour lutter contre une maladie, et que les investissements dans la recherche sur cette maladie spécifique augmentent, le public prend conscience du problème, sachant qu’une déclaration d’urgence de santé publique, de portée internationale est nécessaire pour que cette sensibilisation du public se produise », a commenté le président de l’AHF, Michael Weinstein. « Nous exhortons l’OMS à convoquer à nouveau le Comité, et l’implorons de reconsidérer sa décision, afin que les populations du monde entier commencent à prendre des mesures de précaution pour se protéger contre la variole du singe. Cela comprend des initiatives gouvernementales visant à fournir des recommandations de santé publique aux populations les plus à risque. À défaut, la variole du singe ne sera pas considérée comme une urgence. Nous avons là un excellent exemple de l’adage « mieux vaut prévenir que guérir. »

L’AIDS Healthcare Foundation (AHF), est une organisation mondiale à but non lucratif fournissant des médicaments et des services de protection de pointe à plus de 1,6 million de personnes dans 45 pays à travers le monde, notamment aux États-Unis, en Afrique, en Amérique latine, dans les Caraïbes, dans la région Asie-Pacifique et en Europe. Nous sommes actuellement le plus gros fournisseur à but non lucratif de soins médicaux pour le VIH/SIDA au monde. Pour en savoir plus sur l’AHF, consultez notre site Internet : www.aidshealth.org, retrouvez-nous sur Facebook : www.facebook.com/aidshealth, ou suivez-nous sur Twitter : @aidshealthcare et Instagram : @aidshealthcare.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

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Denys Nazarov, Directeur de la politique mondiale et des communications, AHF
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