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Le SCFP est préoccupé par la stratégie libérale sur l’IA qui favorise les géants du numérique

OTTAWA--(BUSINESS WIRE)--Le plus grand syndicat canadien constate que la stratégie sur l’intelligence artificielle annoncée jeudi par le gouvernement libéral fait passer les milliards des géants du numérique devant l’intérêt public, en minimisant l’importance de véritables protections contre les risques liés à l’IA. Le SCFP est notamment préoccupé par l’absence de mesures de mitigation des risques de l’IA : aucune mesure de protection du revenu des personnes qui perdent leur travail à cause de l’IA et aucune garantie que la vie privée et les données personnelles des travailleuses et travailleurs seront protégées.

Les libéraux prétendent avoir ralenti leur processus de consultation précipité et pris en compte les préoccupations de la population au sujet de l’IA. Or, la stratégie fédérale sur l’IA continue de miser sur le déploiement massif de cette technologie surestimée, tout en ignorant les nombreux appels à mieux protéger les gens de ses impacts.

« Les travailleuses et travailleurs ont besoin de lois qui tiennent compte des risques bien réels de l’IA », souligne Mark Hancock, président national du SCFP. « La course aux profits liés à l’IA se fait actuellement sans cadre réglementaire clair. Si le gouvernement n’impose pas de balises, les travailleuses et travailleurs seront gérés par des algorithmes impossibles à comprendre et à contester, ce qui causera bien des préjudices. »

Parmi les risques liés à l’IA pour les travailleuses et travailleurs, on compte notamment la transformation radicale ou l’élimination de certains emplois, la surveillance électronique intrusive, la gestion du personnel par des algorithmes sans reddition de comptes, ainsi que des décisions automatisées qui sont biaisées ou discriminatoires.

Lors des consultations sur la stratégie, le SCFP a réclamé des lois imposant de la transparence lors de l’introduction de systèmes d’IA au travail, des restrictions et des mesures de protection lorsqu’un employeur utilise un algorithme pour gérer le personnel, ainsi que des lois strictes en matière de protection de la vie privée et des données en milieu de travail.

« Il faut de la transparence dans le déploiement de l’IA. L’IA peut éliminer des emplois, faciliter la surveillance intrusive et accentuer la discrimination envers les travailleuses et travailleurs », affirme Candace Rennick, secrétaire-trésorière nationale du SCFP. « Le public est méfiant envers l’IA et la stratégie des libéraux ne fera rien pour changer la donne. Les travailleuses et travailleurs, les spécialistes et la population doivent être les premiers à avoir leur mot à dire sur l’utilisation de cette technologie dans nos milieux de travail et nos communautés, avant les géants du numérique qui ne pensent qu’à leurs profits. »

Le SCFP a demandé à Evan Solomon, le ministre responsable de l’IA, de donner véritablement à la population une place dans l’élaboration des politiques canadiennes en matière d’IA. C’est la seule façon de garantir que les travailleuses et travailleurs et les gens ordinaires puissent bénéficier de cette nouvelle technologie, plutôt que d’en subir les conséquences néfastes.

Contacts

Pierre Ducasse
SCFP Communications
418-964-9448
pducasse@cupe.ca

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