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L’Alliance canadienne des travailleurs et travailleuses des télécommunications veut freiner la délocalisation des emplois canadiens

OTTAWA--(BUSINESS WIRE)--Une toute nouvelle alliance de travailleuses et travailleurs des télécommunications dénonce la délocalisation de milliers d’emplois canadiens entreprise par certains géants des télécoms sans égards à l’économie du Canada ou encore à notre vie privée, notre sécurité et notre souveraineté.

L’Alliance canadienne des travailleurs et travailleuses des télécommunications – une coalition réunissant trois grands syndicats du pays : Unifor, le Syndicat des Métallos et le SCFP – sonne l’alarme afin d’endiguer la crise et demande au gouvernement fédéral de légiférer pour protéger nos emplois, notre vie privée et la sécurité de nos infrastructures de télécommunications.

Depuis dix ans, ce sont près de 20 000 emplois du secteur qui ont migré vers les États-Unis, l’Inde, les Philippines, l’Égypte ou ailleurs.

Et pour le Canada, ce ne sont pas juste des emplois perdus; c’est aussi la sécurité des données de la population qui est menacée puisque les sous-traitants étrangers mandatés par les géants des télécoms ne sont pas soumis à nos règlements et mesures de protection.

Le secteur des télécommunications est une pierre angulaire de la sécurité et de la souveraineté du Canada, en plus d’être un élément vital de notre infrastructure nationale. Sans les télécommunications, le Canada cesse tout simplement de fonctionner. Il est inadmissible de compromettre le secteur en continuant d’en confier le contrôle opérationnel à l’étranger.

« On ne peut pas bâtir une économie résiliente en transférant des emplois essentiels à l’étranger. La délocalisation des emplois en télécommunications ne nuit pas qu’aux travailleuses et travailleurs; elle mine aussi notre souveraineté numérique. Nous unissons nos voix pour réclamer au gouvernement fédéral de protéger les emplois canadiens et de veiller à ce que nos infrastructures essentielles soient exploitées et sécurisées par des travailleuses et travailleurs canadiens », a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor.

« Avec la menace réelle qui pèse sur notre économie et notre souveraineté, nous devrions faire tout en notre pouvoir pour garder les bons emplois au Canada plutôt que de plier devant les géants des télécoms en les laissant dépouiller nos communautés de leurs emplois et expédier notre gagne-pain à l’autre bout du monde », a insisté Mark Hancock, le président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

« Les télécommunications constituent une infrastructure nationale essentielle. La délocalisation des emplois dans ce secteur ne nuit pas seulement aux travailleuses et travailleurs, elle affaiblit également la reddition de compte et compromet la vie privée des Canadien.ne.s. La protection des emplois de qualité dans ce secteur est indissociable de la protection de nos données, de notre sécurité et de notre souveraineté numérique », a déclaré Marty Warren, directeur national du Syndicat des Métallos.

L’Alliance représente un total de plus de 1,3 million de travailleuses et travailleurs, dont 32 000 dans le secteur des télécommunications.

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Contacts

Pierre Ducasse
pducasse@scfp.ca
418-964-9448

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