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La déclaration d’urgence concernant la variole du singe est un pas dans la bonne direction, selon l’AHF

LOS ANGELES--(BUSINESS WIRE)--Au terme d’une longue attente, AIDS Healthcare Foundation a reconnu la décision prise hier par l’Organisation mondiale de la santé, de déclarer l’épidémie mondiale de variole du singe « Urgence de santé publique de portée internationale » (Public Health Emergency of International Concern, PHEIC). La raison pour laquelle neuf des 15 membres du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (2005) n’étaient pas tous en faveur de la déclaration de PHEIC, alors que le virus s’est propagé à 75 pays, comptabilisant plus de 16 300 cas, est en revanche incertaine.

« Le monde entier attendait cette déclaration depuis au moins les dix dernières semaines, et nous l’appelions quant à nous depuis un mois. Mais nous ne comprenons pas pourquoi la majorité des membres du Comité d’urgence n’ont pas soutenu la décision de déclarer l’épidémie, crise mondiale », a commenté le Dr Jorge Saavedra, directeur exécutif de l’Institut de Santé publique mondial d’AHF à l’Université de Miami. « La plupart des gouvernements n’informent pas, ne réagissent pas ou ne répondent pas correctement à une épidémie, tant que l’OMS ne désigne pas la maladie sous les termes de PHEIC. En outre, élever la peur au rang de stigmate est une erreur dès lors que ce dernier est utilisé comme le premier argument pour ne pas divulguer les données épidémiologiques. Les stigmates doivent être affrontés et éliminés afin que les communautés courant le plus grand risque puissent être conscientes qu’une maladie approche ou est déjà présente. Heureusement, les gouvernements qui étaient silencieux jusque-là commencent à publier leurs informations épidémiologiques. »

« Il est évident que la formule pour déclarer les urgences de santé publique mondiales a besoin d’être réformée, de sorte à garantir que les décisions et les recommandations sont claires, basées sur l’épidémiologie, et non sujettes aux interférences issues de biais personnels, de considérations politiques, ou de pression gouvernementales », a souligné le président de l’AHF, Michael Weinstein. « Maintenant que nous avons enfin une déclaration de PHEIC, nous avons besoin d’avancées concrètes. L’OMS et les gouvernements doivent se mettre immédiatement au travail pour développer leurs plans mondiaux et nationaux respectifs, en vue d’accroître la sensibilisation générale à la variole du singe, et soutenir la recherche et les initiatives vaccinales qui protègeront les communautés les plus touchées. »

Les cas de variole du singe ont enregistré une croissance exponentielle dans le monde entier au cours du mois dernier ; cependant, certains pays y sont confrontés depuis des décennies, sans faire l’objet d’aucune attention ou aide internationales. La maladie est apparue pour la première fois chez les humains, en République démocratique du Congo en 1970, et est présente depuis en Afrique occidentale et centrale. De 1970 à 2000, près de 1 000 cas ont été confirmés, et vraisemblablement un bien plus grand nombre non déclarés. En 2017, la variole du singe a connu un pic au Nigéria avec 500 cas suspectés.

« Le simple fait qu’une maladie n’ait pas un taux de mortalité élevé ne signifie pas qu’elle est inoffensive et ne devrait pas être prise au sérieux, » a ajouté le Dr Saavedra. « Le monde ne peut pas commettre les mêmes erreurs avec la variole du singe, que celles commises au début de l’épidémie du VIH/SIDA il y a plus de trois décennies de cela, à une époque où il y avait de nombreuses réticences à considérer la maladie comme sérieuse parce qu’elle ne touchait que des hommes homosexuels. Si l’OMS et les dirigeants internationaux veulent éradiquer la variole du singe dans tous les pays, y compris les pays africains négligés où la maladie est endémique, ils doivent agir dès maintenant en consultant les communautés touchées, et élaborer des plans basés sur l’épidémiologie, de manière à stopper l’épidémie avant qu’il ne soit trop tard. »

L’AIDS Healthcare Foundation (AHF), est une organisation mondiale à but non lucratif fournissant des médicaments et des services de protection de pointe à plus de 1,6 million de personnes dans 45 pays à travers le monde, notamment aux États-Unis, en Afrique, en Amérique latine, dans les Caraïbes, dans la région Asie-Pacifique et en Europe. Nous sommes actuellement le plus gros fournisseur à but non lucratif de soins médicaux pour le VIH/SIDA au monde. Pour en savoir plus sur l’AHF, consultez notre site Internet : www.aidshealth.org, retrouvez-nous sur Facebook : www.facebook.com/aidshealth, ou suivez-nous sur Twitter : @aidshealthcare et Instagram : @aidshealthcare

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

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Ged Kenslea, Directeur principal des Communications, AHF
+1 323.308.1833 fixe +1 323.791.5526 portable
gedk@aidshealth.org

Denys Nazarov, Directeur de la politique mondiale et des communications, AHF
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