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La loi contre la grève au Port de Montréal est une atteinte aux droits fondamentaux, selon le SCFP

OTTAWA, Ontario--(BUSINESS WIRE)--L’adoption d’une loi spéciale de retour au travail par le gouvernement Trudeau constitue un manque total de leadership et une atteinte aux droits des 1 150 grévistes au Port de Montréal, a déclaré le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le plus grand syndicat du Canada.

Le projet de loi C-29 adopté par la Chabre des communes met fin à la grève et prive les travailleurs représentés par la section locale 375 du SCFP de leur droit fondamental à une négociation collective libre et équitable.

« Tout au long de ce processus, nous nous sommes engagés à retourner au travail si l’employeur annulait les modifications unilatérales et injustes aux conditions de travail de nos membres, a rappelé le président national Mark Hancock. L’employeur préférait clairement éviter de négocier. Il a réussi à manipuler les libéraux pour qu’ils fassent pencher la balance en sa faveur. »

La section locale 375 a déclenché la grève lundi en réponse à l’escalade de moyens de pression de l’Association des employeurs maritimes (AEM) qui lui avait donné un préavis de lock-out le 10 avril. L’AEM avait annoncé qu’elle ne respecterait pas les dispositions de la convention collective sur la sécurité d’emploi, en plus de prolonger les quarts de travail, parfois jusqu’à 100 minutes.

« Les libéraux ont démontré une fois de plus que quand ça compte, ils ne sont pas amis des travailleurs, a dit le secrétaire-trésorier national du SCFP, Charles Fleury. Les tribunaux ont établi à maintes reprises que les lois de retour au travail violaient les droits garantis par la Charte. Aujourd’hui, M. Trudeau a démontré qu’il ne respectait pas la Charte que son père a fait adopter pendant qu’il était premier ministre. »

Le vote du Parti conservateur en faveur du projet de loi C-29 a au moins le mérite de clarifier les choses pour ceux qui croyaient que le chef conservateur Erin O’Toole était du côté des travailleurs. « Il y a un autre point en commun entre les conservateurs et les libéraux : ce sont deux partis qui parlent de soutenir les travailleurs et qui leur tournent le dos dès que ça chauffe un peu », a conclu M. Hancock.

Le SCFP est le plus grand syndicat du Canada, représentant 700 000 travailleurs à l'échelle nationale.

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Pour plus de renseignements :

Lisa Djevahirdjian
Conseillère aux communications, SCFP
514-831-3815
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