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La crise Ebola révèle les défaillances de l’architecture sanitaire mondiale actuelle, selon l’AHF

LOS ANGELES--(BUSINESS WIRE)--Alors que l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC) sont confrontés à une épidémie d’Ebola qui évolue rapidement, l’AIDS Healthcare Foundation (AHF) met en garde contre le fait que cette crise met en lumière les faiblesses persistantes de la capacité mondiale à répondre rapidement et équitablement aux menaces liées aux maladies infectieuses émergentes. L’épidémie actuelle implique la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin ni traitement n’a été approuvé à ce jour, ce qui renforce les inquiétudes des responsables de la santé mondiale et des intervenants de première ligne, selon un article de Health Policy Watch.

L’Organisation mondiale de la santé a déclaré que cette épidémie constituait une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), tandis que les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies l’ont qualifiée d’urgence de santé publique de sécurité continentale (USPPC). Selon les informations publiques disponibles, plus de 900 cas suspects et plus de 200 décès suspects ont été recensés, alors que les efforts de surveillance et d’analyses en laboratoire continuent de s’intensifier.

« Les épidémies comme Ebola nous rappellent que les agents pathogènes ne respectent ni les frontières, ni les considérations politiques, ni les niveaux de richesse », a déclaré le Dr Jorge Saavedra, directeur exécutif de l’AHF Global Public Health Institute et ancien membre du groupe d’experts indépendant de Harvard–London School of Hygiene & Tropical Medicine sur la réponse mondiale à Ebola, constitué à la suite de l’épidémie qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. « Le monde ne peut pas continuer à reproduire le même cycle d’action tardive, d’accès inégal et de coopération fragmentée à chaque émergence d’une maladie infectieuse dangereuse. La préparation doit être fondée sur la solidarité, la transparence et l’équité, et non sur le nationalisme et la pénurie », a-t-il ajouté.

L’AHF a souligné que l’Ouganda et d’autres pays africains ont, à maintes reprises, fait preuve d’un leadership solide en matière de détection des épidémies, de recherche des contacts, de mobilisation communautaire et d’intervention d’urgence, souvent malgré des ressources limitées et d’importants défis logistiques. Dans le même temps, alors que les pays sont confrontés à une nouvelle épidémie meurtrière, les négociations menées lors de l’Assemblée mondiale de la santé n’ont pas permis de finaliser l’annexe proposée sur l’accès aux agents pathogènes et le partage des avantages (PABS) de l’Accord de l’OMS sur les pandémies, apparemment en raison de désaccords persistants concernant les obligations en matière d’équité et de partage des avantages. Ce retard suspend de fait le cadre plus large de l’Accord sur les pandémies, à un moment où la nécessité d’une coopération internationale et de mécanismes clairs de responsabilisation est une nouvelle fois mise à l’épreuve en temps réel.

« L’architecture sanitaire mondiale actuelle doit être réformée en profondeur, selon une approche ascendante, en transférant aux instances régionales les ressources et le pouvoir décisionnel nécessaires pour définir les priorités et les stratégies de santé publique, plutôt qu’à une tour d’ivoire du Premier Monde située à Genève, l’une des villes les plus riches du monde, depuis laquelle les maladies tropicales sont observées à distance », a ajouté le Dr Saavedra. « Des réformes progressives, parfois purement cosmétiques, ne suffiront pas. Si nous continuons à ajuster le système à la marge plutôt qu’à nous attaquer à ses failles structurelles, nous devons nous attendre aux mêmes résultats que ceux observés à maintes reprises : des inégalités persistantes, des réponses fragmentées et des occasions manquées de renforcer la sécurité sanitaire mondiale », conclut-il.

L’AHF a souligné qu’Ebola met une nouvelle fois en évidence les conséquences d’un système de santé mondial fragmenté, dans lequel les pays en première ligne sont censés détecter, signaler et contenir rapidement des agents pathogènes dangereux, alors que les négociations sur l’accès équitable aux diagnostics, aux traitements, aux vaccins, au transfert de technologies et au financement restent en suspens. L’AHF a soutenu les efforts de sensibilisation et de riposte contre Ebola en Ouganda et en Sierra Leone, en collaboration avec des partenaires nationaux, et a perdu un médecin lors de l’épidémie qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. Alors que les gouvernements continuent de débattre des dispositions relatives à l’équité à Genève, cette épidémie rappelle concrètement que la sécurité sanitaire mondiale ne peut fonctionner sans confiance, sans coopération et sans engagements contraignants s’appliquant de manière égale à tous les pays.

AIDS Healthcare Foundation, la plus grande organisation mondiale de soins de santé consacrée au VIH/sida, fournit des traitements de pointe et mène des actions de plaidoyer auprès de plus de 3 millions de personnes dans 50 pays, notamment aux États-Unis, en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, dans la région Asie-Pacifique et en Europe de l’Est. En janvier 2025, l’AHF a reçu le MLK, Jr. Social Justice Award, la plus haute distinction décernée par The King Center à une organisation jouant un rôle de premier plan dans le domaine de la justice sociale. Pour en savoir plus sur l’AHF, rendez-vous sur AIDShealth.org, retrouvez-nous sur Facebook et suivez-nous sur Instagram, Twitter et TikTok.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

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