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SCFP : Les agent(e)s de bord pressent la ministre Hajdu de mettre fin au travail non payé

OTTAWA--(BUSINESS WIRE)--Des centaines d’agent(e)s de bord de partout au Canada représenté(e)s par le SCFP se sont rassemblé(e)s mardi sur la Colline du Parlement pour réclamer d’urgence à la ministre de l’Emploi, Patty Hajdu, des mesures concrètes afin de combler les lacunes du Code canadien du travail qui permettent le recours abusif au travail non payé dans l’industrie du transport aérien.

« Le travail non payé est un problème systémique qui nécessite une solution systémique », a déclaré Wesley Lesosky, président de la Division du transport aérien du SCFP, qui représente plus de 20 000 agent(e)s de bord de 11 compagnies aériennes au Canada. « Les agent(e)s de bord ne devraient pas avoir à négocier — ou à faire la grève — pour obtenir un droit dont tous les Canadiens et Canadiennes bénéficient déjà : être payé(e)s pour tout leur temps au travail. Le gouvernement fédéral doit agir sans délai pour mettre fin à cette pratique abusive. »

Le récent conflit de travail chez Air Canada, qui portait sur le recours de la compagnie aérienne au travail non payé, a mis cette pratique abusive sous les projecteurs. Au Canada, les agent(e)s de bord travaillent en moyenne 35 heures par mois sans rémunération. Ces heures de travail sont consacrées à des tâches essentielles liées à la sécurité, notamment les contrôles de sécurité avant le vol, les urgences à bord, l’aide aux passagères et passagers ayant des besoins particuliers, l’embarquement, le débarquement et les retards au sol.

« Depuis des années, le gouvernement fédéral ferme les yeux sur les pratiques des compagnies aériennes qui forcent les agent(e)s de bord à travailler gratuitement, et ce, en exploitant les lacunes du Code canadien du travail. Il est temps que ça cesse », a déclaré Alia Hussain, présidente du SCFP 8125, qui représente 5 000 agent(e)s de bord chez WestJet et WestJet Encore. « Il n’y aura pas de paix sociale dans le secteur du transport aérien tant que cette pratique abusive n’aura pas cessé pour de bon. »

« On ne se reposera pas tant que cette pratique injuste et dépassée n’aura pas été abolie », a déclaré Mark Hancock, président national du SCFP. « Jusqu’à ce que cette lutte soit gagnée, nos membres du secteur du transport aérien continueront de bénéficier du soutien total de notre syndicat et de nos 750 000 membres à l’échelle du pays. »

Les agent(e)s de bord ont également été rejoint(e)s par le chef intérimaire du NPD, Don Davies, qui s’est engagé à ce que le NPD présente dès que possible un projet de loi visant à interdire le travail non payé au Canada. « Personne ne devrait travailler gratuitement au Canada en 2025, surtout lorsque son travail consiste à assurer la sécurité des Canadiennes et Canadiens à 30 000 pieds d’altitude », a déclaré Don Davies. « Les néo-démocrates soutiendront les travailleuses et travailleurs du secteur du transport aérien à chaque étape jusqu’à ce que cette injustice systémique et sexiste soit abolie. »

En août, la ministre Hajdu a annoncé que son ministère mènerait une enquête sur le travail non payé dans le secteur du transport aérien, au plus fort de la grève chez Air Canada.

Le contrat entre WestJet et le SCFP 8125 expire le 31 décembre 2025. Le SCFP négociera également de nouveaux contrats avec Porter Airlines et Canadian North dans les mois à venir.

Le SCFP représente plus de 20 000 agent(e)s de bord de 11 compagnies aériennes à l’échelle nationale.

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Conseillère aux communications
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