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SCFP : Les libéraux récompensent le refus d’Air Canada de négocier de bonne foi en bafouant les droits fondamentaux des agent(e)s de bord

TORONTO--(BUSINESS WIRE)--Air Canada a demandé au gouvernement de bafouer les droits des agent(e)s de bord sous-payé(e)s d’Air Canada protégés par la Charte. La ministre de l'Emploi, Patty Hajdu, n'a attendu que quelques heures pour accéder à cette demande de l’entreprise. Le gouvernement libéral a invoqué l'article 107 du Code canadien du travail pour freiner la grève des agent(e)s de bord d'Air Canada, qui luttaient pour mettre fin au travail non payé et aux salaires de misère.

« Les libéraux ont tenu un double discours. Ils ont déclaré que le meilleur endroit pour régler ces questions était la table de négociation. Ils ont refusé de corriger cette injustice historique par voie législative », a déclaré Wesley Lesosky, président de la Composante d'Air Canada du SCFP.

« Aujourd'hui, alors que nous sommes à la table de négociation avec un employeur obstiné, les libéraux ont violé notre droit protégé par la Charte d’avoir recours à des moyens de pression et ont donné à Air Canada exactement ce qu'elle veut : des heures et des heures de travail non rémunérées de la part d'agent(e)s de bord sous-payé(e)s, tandis que l’entreprise engrange des profits astronomiques et verse des rémunérations extraordinaires à ses dirigeant(e)s. »

Le SCFP s'est présenté à la table de négociation avec des propositions raisonnables et fondées sur des données fiables pour demander une augmentation salariale équitable qui tient compte du coût de la vie et la fin du travail non payé forcé. Air Canada a répondu en sabotant les négociations. Le gouvernement libéral récompense le refus d'Air Canada de négocier de bonne foi en lui donnant exactement ce qu'elle voulait.

Cette réaction constitue un précédent grave. Contrairement à ce qu'a affirmé la ministre, cela ne garantira en rien la bonne entente chez Air Canada, mais ne fera qu'aggraver les problèmes non résolus en les remettant à plus tard. Cela ne garantira pas non plus la bonne entente dans le secteur du transport aérien, car le travail non rémunéré est une pratique déloyale qui touche l’entièreté du secteur et qui continuera de revenir dans les négociations entre les agent(e)s de bord et les autres compagnies aériennes.

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