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Le gouvernement Trudeau se range du côté du patronat des compagnies aériennes en fermant les yeux sur le travail non payé, dit le SCFP

VANCOUVER, Colombie-Britannique--(BUSINESS WIRE)--Le ministre du Travail Seamus O’Regan a déposé vendredi à la Chambre des communes la réponse du gouvernement fédéral à une pétition présentée plus tôt cet automne : le gouvernement fermera les yeux sur la question du travail non payé dans le secteur aérien, où les agent(e)s de bord travaillent en moyenne 35 heures non rémunérées chaque mois.

La pétition, présentée par Wesley Lesosky, président de la Division du transport aérien du SCFP, et signée par plus de 17 000 personnes, demandait au gouvernement fédéral de combler les lacunes qui permettent aux grandes compagnies aériennes de forcer leur personnel à faire des heures de travail non payées chaque jour. Le bureau du ministre O’Regan a publié sa réponse officielle le 3 novembre : le gouvernement n’a pas l’intention d’agir.

« Ce ne sont pas les paroles d’un ministre qui se soucie de l’exploitation de la main-d’œuvre par des entreprises qui pèsent des milliards de dollars, commente M. Lesosky. Au moins, on sait maintenant de quel côté se rangent le ministre O’Regan et le premier ministre Trudeau. »

En avril 2023, la Division du transport aérien du SCFP lançait une campagne intitulée Le travail non payé, c’est du vol pour attirer l’attention sur cette problématique. La pétition s’inscrivait dans le cadre de cette campagne.

Wesley Lesosky remercie les milliers de membres du SCFP et de la communauté qui ont signé la pétition. « Nos 18 500 membres sont mobilisés et déterminés, plus question d’accepter cette réalité, dit-il. On ne s’attendait pas à un combat facile, c’était la première étape d’un long processus, mais il y a de la lumière au bout du tunnel. On va mettre un terme à cette pratique abusive, avec ou sans l’aide du fédéral. »

Le SCFP déposera des plaintes auprès du Conseil canadien des relations industrielles. M. Lesosky reconnaît que le refus du gouvernement fédéral d’agir pour mettre fin à cette injustice ne fait qu’accroître les probabilités d’une grève lors des prochaines rondes de négociation.

« Sachez-le : le fédéral a choisi son camp en refusant de se pencher sur cette importante problématique, souligne M. Lesosky. Ce faisant, il laisse la porte ouverte à d’éventuels moyens de pression pendant les négociations, qui pourraient se répercuter négativement sur la population. Le cas échéant, on attend du gouvernement qu’il adopte la même approche non interventionniste. »

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Karine Fortin
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613 290-2593
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