La rupture du Brexit : Un sondage CurrencyFair révèle que 41 % des expatriés britanniques vivant en France souhaitent obtenir la citoyenneté ou le statut de résident permanent d'un autre pays en raison du Brexit

  • 19 % de plus déclarent qu'ils solliciteront une citoyenneté hors du Royaume-Uni en cas d'un Brexit sans accord.
  • Macron et Thatcher géreraient mieux le Brexit, déclarent les expatriés britanniques de France.
  • 66 % des expatriés interrogés choisissent la France comme première destination en Europe.

DUBLIN--()--Selon un sondage commandé par le service international de transfert d'argent CurrencyFair, plus de 40 % des expatriés britanniques vivant en France sont prêts à faire leurs adieux officiels à leur pays d'origine en raison du Brexit.

Le sondage, réalisé en mai, a comparé les opinions des expatriés britanniques à celles des citoyens britanniques résidant en Angleterre sur les résultats du Brexit qu'ils préfèrent et leurs plans pour gérer son impact. Les expatriés vivant dans les pays Européen qui seraient les plus touchés par le Brexit ont été interrogés, notamment en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Irlande.

Voter avec leurs passeports

Parmi les expatriés britanniques interrogés en Europe, ceux qui vivent en France représentent la plus grande proportion de personnes souhaitant obtenir une citoyenneté alternative (23 %) ou le statut de résident permanent (18 %) d'un autre pays, suivis de ceux vivant en Allemagne (34 %), en Irlande (32 %) et aux Pays-Bas (25 %). Près de la moitié des citoyens britanniques vivant en France s'inquiètent de leurs droits de citoyenneté en tant qu'expatrié (49 %). En plus des 40 % qui déclarent avoir déjà demandé la citoyenneté ou le statut de résident permanent, 19 % supplémentaires déclarent qu'ils solliciteront la citoyenneté d'un autre pays pour eux-mêmes et leur famille en cas de Brexit sans accord.

« Les expatriés sont généralement à l'avant-garde du croisement entre finances personnelles et actualité, et leur comportement est un baromètre des tendances et des changements importants », a déclaré Sylvie Thouret-McDermott, directrice commerciale chez CurrencyFair. « Nos recherches indiquent que le Brexit peut pousser les expatriés à solliciter une citoyenneté qu'ils ne souhaiteraient peut-être pas obtenir autrement. Cela pourrait profiter aux économies du savoir amatrice de main-œuvre hautement qualifiés, comme celle de la France. »

Se préparer à la récession

En plus de la citoyenneté alternative, un quart des expatriés britanniques interrogés déclarent qu'ils prévoient de se préparer à une récession en cas de Brexit dur. Avec près de la moitié des personnes vivant en France (49 %) qui s'inquiètent de la valeur de la livre sterling, 45 % de l'impact que pourrait avoir le Brexit sur leur retraite et 41 % de la performance des produits de placement au Royaume-Uni, il n'est pas étonnant que beaucoup choisissent de s'éloigner de leur pays d'origine.

Lorsqu'on leur a demandé pourquoi ils avaient quitté le Royaume-Uni pour la France, 21 % d'entre eux ont indiqué qu'ils l'avaient fait pour améliorer leur qualité de vie et 15 % ont déclaré qu'ils souhaitaient améliorer leur carrière. La nourriture, la culture et le mode de vie sont ce que les expatriés préfèrent dans la vie en France (35 %), suivis de l'abordabilité et d'un niveau de vie plus élevé (23 %). Il n’est donc pas surprenant que 66 % des expatriés britanniques vivant en France déclarent que la France serait le pays qu’ils choisiraient s’ils pouvaient vivre n’importe où dans l’UE.

Dans le cas où le Royaume-Uni se retirerait de l'UE sans un accord, les expatriés britanniques vivant en France déclarent avoir l'intention d'y liquider leurs avoirs (16 %) ou de les transférer à l'étranger (16 %). Un cinquième des expatriés vivant en France (19 %) ont indiqué que, lors du choix d'un fournisseur pour transférer de l'argent depuis et vers le Royaume-Uni, la transparence des frais facturés figurait parmi les aspects les plus importants, ainsi que la sécurité et la confiance dans le fournisseur de services (25 %).

Absence de leadership

Les Premiers ministres tels que Theresa May et David Cameron, sont massivement tenus pour responsables par les expatriés et les citoyens britanniques résidant au pays de l'état actuel des négociations sur le Brexit. Cependant, aussi bien les citoyens britanniques résidant au pays que les expatriés ont eu du mal à suggérer une alternative appropriée. Seul un citoyen britannique sur 10 résidant au pays a choisi Boris Johnson pour succéder à Theresa May. Quarante pour cent des expatriés britanniques vivant en France déclarent qu'ils ne savent pas qui devrait succéder à Theresa May en tant que « Premier ministre et chef du Parti conservateur ». Lorsque nous leur avons demandé quelle personnalité - vivante ou décédée - aurait déjà résolu la question du Brexit si elle en avait la responsabilité, 28 % des expatriés britanniques vivant en France ont estimé que le leader de leur pays d'adoption, le président Emmanuel Macron, gérerait mieux le Brexit, suivi de l’ancienne Premier ministre britannique Margaret Thatcher à 11 %. La chanteuse Céline Dion n'était pas loin derrière, 9 % ayant plus confiance en elle qu'aux politiciens actuels.

Une nation divisée

Les citoyens britanniques sont divisés sur le résultat du Brexit qu'ils préfèrent : un tiers (31 %) estiment que la Grande-Bretagne devrait quitter l'UE sans un accord, tandis qu'un quart (26 %) pensent qu'elle devrait mettre fin au Brexit et rester dans l'UE. Les expatriés britanniques sont moins favorables à l'idée de quitter l'UE sans accord (16 %), en particulier les expatriés résidant en République d'Irlande, où seuls 5 % sont favorables à cette option. Comme pour les résidents britanniques, 27 % des expatriés préféreraient que la Grande-Bretagne mette complètement fin au processus du Brexit et reste dans l'UE (23 % en France). Les expatriés et les résidents s'alignent sur leur relatif manque d'intérêt pour un second référendum sur le Brexit, 10 % seulement souhaitant un autre référendum. Ce nombre chute à 5 % en France. Douze pour cent des expatriés souhaiteraient un référendum sur l'acceptation du projet d'accord sur le Brexit.

« Le sondage suggère que les expatriés et les citoyens britanniques résidant au pays ont des opinions divergentes quant à la manière dont le Brexit affectera leur vie. Il est évident qu’en ce qui concerne le Brexit, la position de chacun sur la question dépend de l'endroit où il se trouve dans le monde », a déclaré Sylvie Thouret-McDermott.

Tous les chiffres, sauf indication contraire, proviennent de YouGov Plc. La taille totale de l'échantillon était de 664 adultes. Le travail de terrain a été mené du 18 avril au 2 mai 2019. Le sondage a été réalisé en ligne. Les chiffres ont été pondérés et sont représentatifs de tous les adultes britanniques (âgés de 18 ans et plus).

CurrencyFair est une plate-forme internationale de transfert de fonds axée sur la fourniture des meilleurs taux de change et de la meilleure expérience aux clients qui ont besoin d'envoyer de l’argent et d'effectuer des paiements à l’étranger. La communauté d'utilisateurs de CurrencyFair, forte de 150 000 personnes, a effectué des transactions de plus de 8 milliards d'euros et économisé plus de 205 millions d'euros grâce au service. Notre modèle de pair à pair unique et notre technologie de pointe sécurisée élèvent la norme de l'industrie en matière de conception de services de devises axés sur la technologie pour une utilisation Web, IOS et Android. La société possède des bureaux en Irlande, à Singapour, à Hong Kong et en Australie et a annoncé son intention de poursuivre son expansion en Asie en 2019 suite à l'acquisition de Convoy Payments (Hong Kong) en décembre 2018.

Contacts

Caroline McCarthy
carolinemccarthy@currencyfair.com
+3531 536 1310
*Porte-parole disponible en français

Release Summary

CurrencyFair commissioned survey by YouGov comparing Brexit views of British expats living in The Netherlands to views of Britons in UK.

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Caroline McCarthy
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*Porte-parole disponible en français