ITIDA : l’Égypte lance un laboratoire judiciaire numérique afin d’améliorer la protection et le respect des droits de propriété intellectuelle

LE CAIRE--()--Le gouvernement a réalisé de grands progrès pour combattre la cybercriminalité et réprimer les violations de la propriété intellectuelle

Le gouvernement égyptien a annoncé aujourd’hui qu’il mettait en place un laboratoire judiciaire numérique spécialisé pour la propriété intellectuelle dans le cadre de ses mécanismes d'application pour combattre le piratage de logiciels.

Le nouveau laboratoire, premier du genre dans la région MENA, est conçu principalement pour régler les cas de piratage de logiciels professionnels et basé sur l’Internet. Il récupère authentiquement les données dans les terminaux numériques et révèle les nouvelles techniques de fraude.

Les dernières mesures appliquées visent à améliorer les capacités d'enquête et à faciliter l’acquisition, l’analyse et le reporting de preuves médico-légales sous forme numérique.

Les techniques de pointe et les dernières technologies employées dans le laboratoire dessinent une feuille de route pour les juges, les procureurs et les avocats. Les procédures pratiquées leur permettent de distinguer les produits de contrefaçon des authentiques et de gérer la propriété intellectuelle et les questions de piratage numérique posées.

L’Agence de développement du secteur des technologies de l'information, qui développe l'industrie informatique en Égypte, héberge le laboratoire dans ses locaux. L’agence est l’organe exécutif dans les TI du ministère égyptien des TIC en charge du respect des droits de propriété intellectuelle (DPI) liés aux logiciels et aux bases de données.

« Ces deux dernières années, le bureau DPI de l’ITIDA a pris des mesures globales visant à améliorer le respect de la propriété intellectuelle avec toutes les parties prenantes comme les tribunaux économiques ; c.-à-d. les juges et procureurs, les officiers de police et les titulaires de droits d'auteur », a déclaré le Dr Mohamed Hegazy, chef du bureau DPI de l’Égypte.

Ambitionnant de développer les compétences nécessaires, le bureau entièrement dédié aux DPI a fourni durant l’année 2017 d'ambitieux programmes de formation et de renforcement des capacités dans les aspects juridiques, techniques et pratiques à plus de 900 officiers de police, 97 journalistes de l'autorité de radiodiffusion nationale, 125 employés de différents éditeurs de logiciels, en plus de 473 juges et procureurs dans les tribunaux économiques.

« Nous nous engageons à entretenir notre réussite dans le combat des violations de la propriété intellectuelle et dans l’extension des droits de PI. Le lancement de ce laboratoire nous permet d’atteindre nos objectifs. » « Rien qu’en 2017, nous avons fourni des rapports d’expertise technique pour 96 cas à des tribunaux économiques, enregistré 203 programmes informatiques et émis 267 licences pour la première fois », a ajouté M. Hegazy.

D’après la dernière étude BSA-IDC sur le piratage de logiciels à l’échelle mondiale en 2016, le taux de piratage en Égypte a atteint 61 %, un ratio inférieur à la plupart des pays concurrents et à des régions d’externalisation globale de premier plan comme le Maroc (65 pour cent), les Philippines (67 pour cent) et le Vietnam (78 pour cent).

Le Cabinet prépare un projet de loi sur la protection des données et la protection de la vie privée. Il a déjà accepté la loi sur la cybercriminalité et attend l’autorisation du Parlement pour la promulgation, selon les médias d'État égyptiens.

L’Égypte connaît actuellement une phase de développement sans précédent dans tous les domaines, qui est largement attribuée à des politiques saines, des réformes monétaires et des partenariats mondiaux.

Du fait du dynamisme soutenu enregistré par l’Égypte dans le domaine de l’innovation technologique et de la maturité de l’écosystème des startups, le gouvernement égyptien représenté par le Ministère des TIC a mis en action sa stratégie en matière de logiciels libres et ouverts en 2016.

La politique nouvellement adoptée représente un changement de paradigme pour les règles régissant la propriété intellectuelle car elle fournit un autre modèle d’octroi de licences de logiciels, tout en développant un écosystème sain pour la production et l’innovation en matière de logiciels.

–FIN–

À propos de l’ITIDA :

L'Agence de développement du secteur des technologies de l'information (ITIDA) est une entité gouvernementale affiliée au Ministère égyptien des communications et des technologies de l'information. Elle a pour responsabilité de faire croître et développer la position de l’Égypte, en tant que région d’externalisation globale de premier plan, en attirant des investissements étrangers directs vers le secteur et en maximisant les exportations de services et d’applications informatiques.

Située au cœur de l’environnement commercial moderne à Smart Village - le parc d'affaires de 600 acres en périphérie du Caire - l’ITIDA est une entité autonome qui stimule le secteur informatique en Égypte et sensibilise les égyptiens aux avantages et à l’utilisation des TIC pour promouvoir le bien-être socioéconomique de l’ensemble de la communauté.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Contacts

ITIDA
Mostafa Galal Gabr
Tél. : +202 35 34 5210
E-mail : mgabr@itida.gov.eg

Contacts

ITIDA
Mostafa Galal Gabr
Tél. : +202 35 34 5210
E-mail : mgabr@itida.gov.eg