Les détaillants à la traîne face à la croissance du mobile, selon une étude

Publication de la plus grande enquête mondiale sur la fraude et le canal mobile par Kount, CardNotPresent.com et the Fraud Practice ; alors que la fraude se généralise, les incertitudes se multiplient et les protections s'amenuisent

BOISE, Idaho, NEWBURYPORT, Massachusetts, et SARASOTA, Floride--()--Le canal du commerce mobile poursuivant sa lancée, une nouvelle étude révèle que les détaillants ne suivent pas le rythme de la croissance lorsqu'il s'agit de fraude et de l'adoption du paiement mobile. Menée pour la troisième année consécutive par Kount, Inc., CardNotPresent.com et The Fraud Practice, LLC, l'enquête 2015 Mobile Payments & Fraud Survey analyse la fraude et le canal mobile, identifiant les tendances en matière de paiements, d'adoption de nouvelles technologies et de stratégies de prévention des fraudes. Réalisée entre novembre 2014 et janvier 2015, l'enquête Mobile Payments and Fraud Survey a interrogé 2 000 personnes dans différents secteurs opérant dans les domaines des paiements, de la gestion du risque et du canal mobile, y compris détaillants, prestataires de services, et émetteurs, acquéreurs et associations de cartes.

Selon l'enquête, les détaillants ne sont pas au fait de la croissance des fraudes dans le domaine des paiements mobiles et le canal mobile ne permet pas de répondre aux attentes et prédictions, comme les personnes interrogées l'avaient signalé dans les enquêtes précédentes. En outre, l'application de nouvelles méthodes de paiement, telles qu'Apple Pay, suscitent des préoccupations. Par ailleurs, malgré la présence de nouveaux outils permettant aux détaillants de lutter contre la recrudescence des fraudes, leur adoption n'est pas uniforme d'un secteur à l'autre.

« Les données indiquent que l'industrie en général est à la traîne en matière de paiements mobiles et de protection des fraudes par rapport à l'année dernière et, en fait, certains secteurs ont même régressé », a déclaré Don Bush, vice-président marketing chez Kount. « Il semble que tout le monde reconnaisse l'impact que le mobile est en passe de faire sans pour autant réaliser l'urgence de mesures de protection contre les fraudes. Pour favoriser la croissance du mobile, les entreprises doivent s'assurer initialement que leurs services IT collaborent avec leurs équipes anti-fraude et comprennent les risques et avantages afin d'éviter que les problèmes de fraude prennent des proportions démesurées dans les années à venir. »

Le développement exponentiel du mobile a engendré une certaine confusion parmi les entreprises quant aux meilleures pratiques à adopter dans le domaine des paiements et des stratégies anti-fraude. Cette confusion pourrait être à l'origine d'un léger ralentissement dans l'adoption de cette technologie et de politiques en matière de canal mobile.

« Au fur et à mesure que l'adoption du mobile se généralise et que les paiements mobiles deviennent pratique courante, les fraudeurs ont trouvé un nouveau terrain de jeu », a déclaré Steven Casco, PDG de CardNotPresent.com et de CNP Expo. « S'il n'était pas jusqu'ici dans leur champ de mire, c'est désormais un secteur très lucratif et les sociétés de l'ensemble de l'écosystème du commerce électronique et mobile commencent tout juste à comprendre leur vulnérabilité. Ce rapport traite de façon compréhensive et unique les comportements face au canal mobile, en analysant comment les détaillants et les prestataires de services essaient de le protéger et comment les fraudeurs l'attaquent. »

« Dans l'ensemble, les entreprises augmentent leur chiffre d'affaires et adoptent de nouvelles solutions pour répondre aux besoins des clients et des détaillants sur le canal mobile », a déclaré David Montague, président et conseiller de direction chez The Fraud Practice, LLC. « On note parallèlement que l'accent n'est plus autant sur la gestion des risques mais davantage sur la gestion de la complexité des méthodes et des canaux de paiement, y compris les portefeuilles mobiles et les paiements mobiles au point de vente. Les entreprises doivent trouver un équilibre entre les deux aux vues des progrès constants de l'industrie dans tous les aspects du développement du canal mobile. »

Conclusions de l'enquête :

Les incertitudes abondent :

  • Près de la moitié des entreprises interrogées (40,8 %) ont déclaré ne pas savoir si la fraude augmente à la suite d'une atteinte grave à la sécurité des données et plus de la moitié (60 %) ont indiqué ne pas savoir si la fraude augmente à un rythme plus rapide, plus lent ou égal, par rapport au volume global de leurs transactions mobiles.
  • Moins de 40 pour cent (39,7 %) des entreprises peuvent détecter si un client effectue une transaction à partir de son portable et 17 pour cent peuvent déterminer le type d'appareil mobile utilisé.
    • Les grands détaillants sont les plus susceptibles d'identifier les appareils mobiles par type (45,5 %), alors qu'aucune compagnie d'assurance interrogée n'a pu déterminer l'origine de ses transactions.
    • Les sites de jeux et les sites sociaux sont les seuls à pouvoir identifier toutes les transactions provenant des dispositifs mobiles mais seulement un quart (25 %) peut déterminer le type d'appareil.
  • Moins de 40 pour cent (39,4 %) des détaillants interrogés traquent les fraudes par canal et les différencient des autres transactions électroniques standard.
  • Les entreprises étaient partagées quant à l'origine des fraudes, 32 pour cent d'entre elles les associant aux transactions nationales alors que 31 pour cent les considéraient de sources internationales pour la plupart.

Les facteurs de risque associés à la fraude sur le canal mobile sont méconnus et ne sont pas prioritaires :

  • Tandis que la fraude mobile est en plein essor, un nombre croissant d'entreprises considère le canal mobile tout aussi risqué que, ou moins risqué que le commerce électronique standard -- 41,4 pour cent et 7,8 pour cent dans les deux cas en 2013, et 48,4 pour cent et 10,4 pour cent en 2015, respectivement.
  • Parallèlement, le nombre de détaillants estimant que le commerce mobile est quelque peu ou beaucoup plus risqué que le commerce électronique traditionnel a chuté d'environ 6 pour cent et 4 pour cent, respectivement.
  • Un quart (24,2 %) des personnes interrogées considèrent que le mobile requiert des outils anti-fraude spécialisés, en baisse par rapport à 2013 (32,2 %).
  • Près d'un tiers (28,4 %) des détaillants envisagent de n'ajouter AUCUN outil ou service supplémentaire pour lutter contre la fraude sur le canal mobile.
  • Dans le même temps, plus de 37 pour cent prévoient d'ajouter des systèmes PDV mobiles, 27 pour cent d'ajouter des applications mobiles pour les achats en ligne et 18 pour cent de créer des sites mobiles dédiés.

Les nouvelles méthodes de paiement suscitent des inquiétudes quant à leur application :

  • Le nombre de détaillants qui estiment que la gestion de la complexité des nouveaux types de paiement est l'obstacle le plus important à l'adoption du mobile a plus que doublé, passant de 8 pour cent en 2013 à 20 pour cent en 2014, et a triplé depuis 2012 (6,5 %).
  • Les consommateurs utilisent différentes méthodes de paiement pour leurs transactions mobiles : les cartes de crédit sont la méthode préférée (62,6 %) mais PayPal (13,5 %) est presqu'aussi populaire que les paiements par cartes de débit (14,5 %).
  • Les modes de paiements utilisés par les consommateurs varient en fonction de la catégorie des commerçants : les acheteurs d'alcool et de produits du tabac ont plus tendance à utiliser des cartes de débit (42,9 %) ; les internautes effectuant des achats directs sont plus susceptibles de recourir à PayPal (66,7% ) ; les clients de services financiers sont les plus grands utilisateurs de cartes prépayées ou de cartes cadeaux (12,5 %) ; et les utilisateurs de sites de rencontre ou de sites sociaux sont les plus aptes à utiliser des produits Bill2Phone (16,7 %).

Adoption du portefeuille mobile stimulée par Apple Pay :

  • Moins qu'un quart (23,7 %) des détaillants acceptent les portefeuilles mobiles, le pourcentage le plus faible parmi l'ensemble des groupes interrogés. PayPal est la forme de paiement mobile la plus largement acceptée, plus que les cartes de crédit et de débit, acceptées par 54 pour cent des commerçants.
  • Bien qu'Apple Pay ait été lancé il y a moins de six moins, ce mode de paiement est déjà accepté à part égale avec Google Wallet, soit 32 pour cent des commerçants qui acceptent les portefeuilles mobiles. Cependant, l'adoption d'Apple Pay (42 %) par les prestataires de services et le secteur non marchand excède déjà celle de Google Wallet (39 %).

Manque d'uniformité parmi les stratégies de protection anti-fraude :

  • Les personnes interrogées sont incertaines quant à l'utilisation des outils anti-fraude sur l'ensemble des canaux, près de la moitié (47,4 %) indiquant que les processus et outils e-commerce anti-fraude ne peuvent pas assurer une prise en charge complète de la gestion des risques de fraude mobile.
  • Les commerçants ont recours à un plus grand nombre d'outils et de services anti-fraude, 79 pour cent au total indiquant qu'ils utilisent un ou deux outils, alors que 40 pour cent reportaient un seul service ; le nombre passait à trois pour les détaillants enregistrant un chiffre d'affaires supérieur à 50 millions de dollars.
  • Sur l'ensemble des entreprises, les trois principaux outils de lutte contre les fraudes sur le canal mobile seraient la validation d'identité (49 %), l'identification du dispositif (48 %) et les méthodes de paiement mobile sécurisées (44 %).
    • Bien qu'elle soit toujours l'outil de prévention des fraudes le plus largement utilisé par l'ensemble des détaillants dans 16 secteurs différents, la validation d'identité est moins populaire en 2014 (38,2 %) qu'en 2013 (41,7 %).
    • On a répertorié neuf secteurs dans lesquels au moins un tiers des détaillants utilisent l'identification du dispositif pour prévenir les fraudes, y compris plus de la moitié des sites de jeux (57,1 %).
  • Les cinq outils ou services les plus courants utilisés par les détaillants sont la validation d'identité (38,2 %), l'identification du dispositif (35,7 %), les méthodes de paiement mobile sécurisées (30,5 %), les moteurs de règles (26,6 %) et la mesure de fraude (24 %).
    • Le recours aux systèmes de mesures de fraude a augmenté d'une année sur l'autre de 38 pour cent et l'utilisation des SMS pour la prévention des fraudes a pratiquement triplé, passant de 7 pour cent en 2012 à 18 pour cent en 2015.
  • La mesure de fraude figure parmi les trois principaux outils anti-fraude utilisés par les associations de cartes (50 %), alors que pour les acquéreurs de cartes (25 %), c'est la technologie NFC qui figure à ce rang. Les émetteurs de cartes étaient les plus susceptibles de classer la détection mobile des logiciels malveillants comme leur premier choix (22 %).
  • Les outils de géolocalisation mobile sont aussi de plus en plus populaires, étant aujourd'hui utilisés par 9 pour cent des détaillants, en hausse par rapport à un pour cent seulement il y a deux ans.

Pour télécharger un exemplaire gratuit de l'enquête 2015 Mobile Payments & Fraud Survey, rendez-vous sur le site http://info.kount.com/mobile-payments-reports-2015.

À propos de l'enquête

Le rapport Mobile Payments & Fraud Survey 2015 est la troisième partie annuelle de cette étude menée par Kount, CardNotPresent.com et The Fraud Practice, LLC. Réalisée entre novembre 2014 et janvier 2015, l'enquête met en relief la croissance, les opportunités, les obstacles, les préférences et les priorités identifiés par plus de 1 500 professionnels des paiements et/ou des fraudes. Les personnes interrogées représentaient l'ensemble de l'écosystème des paiements (détaillants, prestataires de services, acquisiteurs, associations et émetteurs de cartes), issues d'entreprises de toutes tailles au chiffre d'affaires annuel allant de moins de 5 millions à plus de 50 millions de dollars. Les détaillants représentaient plus de la moitié des entreprises interrogées, parmi lesquelles 59 pour cent affichaient un chiffre d'affaires annuel de plus de 50 millions de dollars.

Pour de plus amples informations sur les sociétés réalisant l'enquête, rendez-vous sur les sites www.kount.com, www.cardnotpresent.com et www.thefraudpractice.com.

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